Economie de la Suisse

Profil général de l'économie

La Suisse figure parmi les économies les plus prospères du monde, avec un produit intérieur brut supérieur à 800 milliards de francs en 2024 et un revenu par habitant qui la place aux tout premiers rangs mondiaux. Les services représentent près des trois quarts de la valeur ajoutée, l'industrie un quart environ et l'agriculture moins de 1 %. Le pays conserve toutefois une base industrielle exportatrice inhabituellement forte pour une économie avancée.

Ouverture et dépendance extérieure

Le marché intérieur, limité à neuf millions d'habitants, oblige les entreprises à exporter très tôt. Les biens et services vendus à l'étranger représentent une part du produit intérieur brut supérieure à celle observée dans la plupart des grands pays européens. L'Union européenne demeure le premier partenaire commercial, l'Allemagne en tête, devant les Etats-Unis et la Chine. Cette ouverture rend l'économie sensible à la conjoncture mondiale et aux variations du franc.

Stabilité macroéconomique

L'inflation est restée nettement plus faible qu'ailleurs en Europe lors de la poussée des prix de 2022 et 2023, en partie grâce à la force du franc qui abaisse le coût des importations. La Banque nationale suisse maintient son taux directeur à 0 % depuis juin 2025 et anticipait lors de son examen de juin 2026 une inflation moyenne inférieure à 1 % pour les années suivantes. Les finances publiques sont encadrées par un frein à l'endettement introduit en 2003, et la dette publique reste basse en comparaison internationale.

Marché du travail

Le chômage inscrit auprès du Secrétariat d'Etat à l'économie est demeuré inférieur à 4 % au cours des dernières années. La formation professionnelle duale, pilotée par les cantons dans un cadre fédéral, alimente l'industrie en main-d'oeuvre qualifiée. Le droit du travail reste souple, avec des délais de congé courts, mais de nombreuses branches sont couvertes par des conventions collectives qui fixent des salaires minimaux.

Innovation et productivité

Les dépenses de recherche et développement atteignent environ 3 % du produit intérieur brut et sont financées majoritairement par les entreprises. Les écoles polytechniques fédérales de Zurich et de Lausanne, les universités cantonales et les hautes écoles spécialisées alimentent un écosystème dense de jeunes pousses, en particulier dans les sciences de la vie, les technologies médicales et l'informatique. La Suisse occupe régulièrement le premier rang de l'indice mondial de l'innovation publié par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.