Emploi et travail en Suisse

Accès au marché du travail selon la nationalité

La Suisse applique un système d'admission à deux cercles. Les ressortissants de l'Union européenne et de l'Association européenne de libre-échange bénéficient de la libre circulation des personnes, en vigueur depuis le 1er juin 2002, et peuvent prendre un emploi après une simple annonce ou l'obtention d'une autorisation de séjour. Les ressortissants d'Etats tiers ne sont admis qu'en nombre limité, sous conditions de qualification et de salaire, et à la condition qu'aucun candidat déjà présent sur le marché du travail ne puisse occuper le poste.

Types d'autorisations

Le permis L couvre les séjours de courte durée, généralement inférieurs à une année, tandis que le permis B correspond à un séjour durable renouvelable. Le permis C, dit d'établissement, s'obtient après cinq ou dix ans de résidence selon la nationalité et supprime la plupart des restrictions professionnelles. Le permis G concerne les frontaliers, très nombreux dans les régions de Genève, de Bâle et du Tessin. Les cantons délivrent ces titres, le Secrétariat d'Etat aux migrations exerçant la surveillance fédérale.

Conditions de travail

La loi sur le travail fixe une durée hebdomadaire maximale de 45 ou 50 heures selon les catégories de personnel, la durée effective se situant en général autour de 42 heures. Les vacances légales s'élèvent à quatre semaines par an, cinq pour les jeunes de moins de vingt ans. Le contrat de travail relève du Code des obligations et peut être résilié moyennant des délais courts, la protection contre le licenciement étant plus faible que dans les pays voisins.

Salaires et conventions collectives

La Suisse ne connaît pas de salaire minimum fédéral, une initiative en ce sens ayant été rejetée en 2014. Plusieurs cantons, dont Genève, Neuchâtel, le Jura, le Tessin et Bâle-Ville, en ont introduit un par la voie cantonale. De nombreuses branches sont par ailleurs couvertes par des conventions collectives fixant des minimaux salariaux, certaines étant étendues à l'ensemble du secteur par la Confédération. Les mesures dites d'accompagnement encadrent le détachement de travailleurs étrangers et font contrôler le respect des conditions salariales usuelles.

Assurances sociales

L'affiliation à l'assurance vieillesse et survivants, à l'assurance chômage et à la prévoyance professionnelle est obligatoire pour les salariés, les cotisations étant partagées entre l'employeur et le salarié. L'assurance maladie de base reste en revanche individuelle et payée directement par l'assuré, avec des primes qui varient selon le canton et la caisse choisie.