Emblème de la Suisse
Armoiries de la Confédération
Les armoiries de la Confédération suisse consistent en un écu rouge chargé d'une croix blanche dont les branches égales dépassent d'un sixième leur largeur. Adoptées par la Diète en 1815 et confirmées par un arrêté fédéral en 1889, elles ont été redéfinies par la loi fédérale sur la protection des armoiries entrée en vigueur le 1er janvier 2017. Cet écu figure sur les documents officiels, sur les uniformes et sur les bâtiments de l'administration fédérale.
Distinction entre armoiries et drapeau
Le droit suisse sépare nettement deux signes voisins. L'écu armorié demeure réservé à la Confédération, aux cantons, aux communes et à leurs organes, alors que la croix suisse sur fond rouge peut être apposée sur des produits et des services par des acteurs privés, pour autant que l'usage ne soit ni trompeur ni contraire à l'ordre public. Cette règle s'articule avec la législation dite Swissness, qui conditionne l'indication de provenance suisse à une part minimale de valeur produite dans le pays.
Figures allégoriques
Helvetia incarne depuis le XVIIIe siècle la personnification de la Suisse. Elle apparaît sur les monnaies courantes, sur des timbres et dans la statuaire publique, souvent drapée à l'antique et accompagnée d'un écu et d'une lance. Guillaume Tell, figure légendaire attachée au récit des origines confédérées, occupe une place comparable dans l'imaginaire national sans avoir jamais reçu de statut officiel.
Symboles végétaux et sonores
L'edelweiss, plante alpine protégée dans plusieurs cantons, sert d'emblème informel au pays et orne les insignes de grade de l'armée. Le cor des Alpes, la vache et le fromage à pâte dure appartiennent au même répertoire d'images, largement mobilisé par la promotion touristique. L'arbalète, associée au récit de Guillaume Tell, figure sur un label de garantie d'origine utilisé par des entreprises industrielles.
Emblèmes cantonaux et communaux
Chaque canton possède ses propres armoiries, dont la Confédération ne fixe pas le dessin. L'ours de Berne, le bélier de Schaffhouse ou la clé d'Uri renvoient à des traditions héraldiques anciennes, parfois antérieures de plusieurs siècles à l'Etat fédéral de 1848. Les communes disposent de la même autonomie et leurs armoiries relèvent du droit cantonal.