Aller en Suisse en train
Liaisons internationales
Le train relie la Suisse à ses voisins par des services directs et fréquents. Les rames TGV Lyria joignent Paris à Genève, Lausanne, Bâle et Zurich, tandis que les ICE allemands arrivent à Bâle, Zurich et Interlaken. Les EuroCity italiens desservent Lugano, Lucerne et Zurich depuis Milan, et les Railjet autrichiens rejoignent Zurich depuis Vienne et Innsbruck. Les trains de nuit ont retrouvé une place notable, avec des relations vers Vienne, Prague, Amsterdam ou Hambourg au départ de Zurich et de Bâle.
Gares frontières
Bâle constitue le principal point d'entrée depuis le nord et l'ouest. Sa gare centrale abrite une section suisse et une section française, alors qu'une gare badoise distincte, exploitée par les chemins de fer allemands, se trouve de l'autre côté du Rhin. Genève Cornavin joue le même rôle pour l'arc lémanique, avec un prolongement vers Annemasse par la liaison régionale transfrontalière. Au sud, Chiasso marque la frontière avec l'Italie, et Buchs celle avec l'Autriche et le Liechtenstein.
Tunnels de base alpins
Trois ouvrages majeurs ont raccourci la traversée des Alpes. Le tunnel de base du Lötschberg, long de 34,6 kilomètres, est entré en service en 2007. Celui du Saint-Gothard, ouvert en 2016 sur 57 kilomètres, reste le plus long tunnel ferroviaire du monde. Le tunnel de base du Ceneri, mis en exploitation en 2020, a complété l'axe vers le Tessin. Ces réalisations placent Milan à un peu plus de trois heures de Zurich.
Billets et réservations
Les relations à grande vitesse françaises imposent une réservation obligatoire, alors que les EuroCity vers l'Italie et l'Allemagne acceptent encore une réservation facultative. Les titres achetés à l'avance affichent des tarifs très inférieurs au plein tarif. Les détenteurs d'un pass ferroviaire européen bénéficient de la validité sur l'ensemble du réseau suisse, les remontées mécaniques restant exclues ou simplement réduites.
Compétences fédérales et cantonales
La Confédération détient le capital des Chemins de fer fédéraux, arrête la politique des transports et finance l'infrastructure par un fonds alimenté notamment par la redevance sur le trafic des poids lourds et par la taxe sur la valeur ajoutée. Les cantons commandent et cofinancent pour leur part le trafic régional, y compris les dessertes transfrontalières qui prolongent les réseaux express régionaux vers la France, l'Allemagne et l'Italie.